06 septembre 2018

Peut-on inventer un « autre » Internet, robuste et décentralisé ?

Salut à tous,

Du site Usbek & Rica : Le Web 2.0 a vécu. Il paraît de plus en plus clair que le Web 3.0 se caractérisera par sa forte décentralisation. Explications de la démarche d'IPFS, un protocole d'échanges de données pour répondre aux limites du Web actuel.    

    ¨ L'ambition est claire : moderniser, voire remplacer le Web actuel. « Nous défendons un Web pleinement distribué, où les applications ne sont plus hébergées sur des serveurs centralisés, mais opèrent en tous points du réseau depuis les ordinateurs des utilisateurs. Un Web sur lequel le contenu transite via de multiples intermédiaires, pas forcément dignes de confiance, sans faire perdre le contrôle des données ou en risquer la pérennité », expliquait Juan Benet, fondateur d’IPFS, au démarrage du projet, développé depuis 2014 de façon communautaire et OpenSource.

   « Les réseaux que nous utilisons sont terriblement XXe siècle. On peut faire mieux », assure-t-il. De fait, la logique qui sous-tend IPFS est justifiée par les limites évidentes du Web actuel.

  Ce dernier, censé être décentralisé par nature, est désormais devenu un cas typique de consolidation hiérarchisée de l’information. Tout – à commencer par les données personnelles des usagers – est stocké sur des serveurs distants et centralisés, sujets au piratage, aux failles techniques ou à la disparition pure et simple (comme l’a montré la suppression des 38 millions de sites web Geocities, abandonnés par Yahoo en 2009).

   Le Web d'aujourd'hui est fragile. On estime que la durée de vie moyenne d’une page web est de 100 jours !  

   Par ailleurs, la logique « client-serveur », très consommatrice de bande passante, a vécu et peut être largement optimisée par le P2P (peer-to-peer, ou pair-à-pair) : plutôt que chaque internaute téléchargeant temporairement un fichier sur son propre ordinateur pour chaque page Web, les fichiers se récupèrent plus efficacement, par petits bouts et de façon simultanée, depuis les ordinateurs de tous les utilisateurs.

Remplacer HTTP sans réinventer l'eau chaude

   IPFS est donc un protocole d’échange de données hypermédia visant à remplacer HTTP. Pour autant, l’idée n’est pas de réinventer l’eau chaude. La démarche s’appuie sur plusieurs technologies anciennes et bien maîtrisées, comme DHT (Distributed Hash Tables, ou tables de hachage distribué, utilisées par de nombreux protocoles P2P pour optimiser la répartition de l’accès aux données), BitTorrent (le dispositif d’échanges de fichiers en P2P le plus utilisé) ou encore Git (l’outil de gestion de versions le plus populaire aujourd’hui, inventé par le créateur de Linux, Linus Torvald). L’idée est donc d’agréger toutes ces solutions technologiques éprouvées, pour en faire un dispositif distribué global et cohérent d’échange de fichiers de toutes natures¨...
( Voir l`article au complet )

https://usbeketrica.com/article/peut-on-inventer-un-autre-internet-robuste-et-decentralise

Pégé

  

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22 décembre 2016

Voici à quoi ressemblait Internet il y a 40 ans !

Salut à tous,  

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Du site L`OBS avec Rue89 : En 1977, le réseau Arpanet comptait 111 nœuds, et c’était la préhistoire.

   ¨ Quatre cercles, quatre rectangles et huit lignes. Des noms griffonnés : UCLA, SRI, UCSB, UTAH. Le schéma est simple. La légende est lapidaire. « The ARPA network — Dec. 1969 — 4 nodes ».

   A la fin de l’année 1969, quatre universités sont reliées entre elles à travers le réseau de l’Agence pour les projets de recherche avancée (ARPA) pour partager la puissance et les compétences spécifiques de leurs ordinateurs.

  C’est l’embryon d’un réseau qui, moins de trente années plus tard, sera utilisé par le grand public dans de nombreuses applications.

« Dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face-à-face. »

   La prédiction, publiée en avril 1968 dans Science and Technology, est faite par Joseph Carl Robnett Licklider. Il est considéré par beaucoup comme l’inspirateur de nombreuses avancées informatiques.

Il faut relier les ordinateurs !

  En 1960, dans « Man-Computer symbiosis », il imagine des « thinking centers », bases de données gigantesques. Ces centres seraient « reliés entre eux par des réseaux de communication à haute fréquence, auxquels se connecteront également des utilisateurs individuels ».

   Il travaille à l’époque chez Bolt, Beranek and Newman (BBN) entreprise spécialisée d’abord en acoustique, puis en informatique. En 1962, Licklider rejoint l’ARPA, notamment pour mettre en forme ce réseau qu’il imagine. De nombreuses machines sont utilisées par les chercheurs associés à l’agence.

570 kilomètres plus loin !

  Après plusieurs années de travail et de réflexion, notamment sur la commutation de paquets, Taylor est en mesure d’envoyer à 140 entreprises  l’appel d’offre pour la construction de plusieurs « Interface message processors » (IMP), les routeurs permettant la connexion au réseau à construire. Recevant une douzaine de réponses, c’est finalement BBN qui aura pour mission de construire quatre IMP à partir du mois de mai 1969.

Le bogue est réglé ! 

   Quelques heures plus tard, le bugue réglé, l’expérience se passe sans problème, le réseau de l’ARPA est né¨...  ( Voir l`article au complet )

http://rue89.nouvelobs.com/2016/12/21/voila-a-quoi-ressemblait-internet-y-a-40-ans-265949?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1482318370

Pégé

 

Posté par arvida2015 à 20:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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